Comprendre les évolutions managériales que nous sommes en train de vivre impose de prendre un peu de hauteur en scrutant de plus près cette mutation qui nous fait passer du modèle industriel à l'économie du savoir et de la connaissance.
Inutile de rappeler les fondements d'un modèle industriel qui a privilégié la standardisation des produits et construit sa réussite sur le machinisme et le taylorisme. Cette vision productiviste ne peut plus répondre aujourd'hui aux enjeux de la performance économique qui se développe autour de la personnalisation de l'offre, l'information et l'intelligence collective.
Henri Ford aimait présenter son ambition entrepreneuriale comme la volonté de vendre à chaque américain une berline... de couleur noire. Apple nous a montré le chemin à suivre avec la sortie du iphone où chacun d'entre nous pouvait configurer, dès son apparition sur le marché, son téléphone portable en choisissant parmi 150 000 applications différentes.
Cette prouesse commerciale n'était pas possible sans le recours à un fonctionnement en réseau et l'association dans ce projet de multiples entreprises. La coopération est devenue une obligation incontournable même pour les leaders. Apple aimait cultiver sa singularité et le mystère : elle a montré clairement à travers cette démarche qu'elle pouvait construire sa performance économique dans la construction d'alliance car il devient dorénavant difficile de jouer solo dans cette économie du savoir. La chaîne de valeur ne s'arrête plus aux frontières de l'entreprise et elle devra aussi nécessairement impliquer de plus en plus étroitement les clients.




