Amusons nous à appréhender l'entreprise d'aujourd'hui et le développement du management 2.0 à travers l'analyse d'un casse-tête qui nous est à tous familier : le rubik's cube.
En effet, ce jeu incarne bien la complexité à laquelle est confrontée l'entreprise soumise à trois dynamiques distinctes et complémentaires qu'elle doit savoir synchroniser pour obtenir le niveau de performance attendue :
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La dynamique organisationnelle : elle répond aux attentes du marché et trouve sa propre légitimité dans l'optimisation des moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs visés par l'entreprise.
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La dynamique technique : celle-ci ne se limite pas à être seulement au service de l'économie et donne parfois naissance à des innovations qui viennent remettre en cause l'ordre établi
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La dynamique humaine : elle vient répondre aux aspirations et aux motivations des personnes et elle favorise la mise en œuvre des talents et compétences tant sur un plan individuel que collectif.
Un peu d'histoire permet de rappeler que dans le fonctionnement de l'entreprise l'organisation est la base du système de management. C'est elle qui donnait le tempo. La technique a pour principale mission de répondre aux besoins de l'organisation et elle est perçue comme une de ses composantes.
Au-delà du discours, sans remonter au travail à la chaîne la vision que l'on a de la performance consiste à penser que les hommes devaient s'adapter à l'organisation et à la technique. L'homme doit se fondre dans le moule et il peut aussi, le cas échéant, devenir la variable d'ajustement.
Aujourd'hui, on voit bien que l'organisation a souvent un temps de retard par rapport à la technologie et une grande difficulté à intégrer efficacement les nouveaux outils du web 2. En la matière, l'exemple des réseaux sociaux d'entreprise est très intéressant puisque à travers lui on mesure bien le retard pris par l'entreprise.
Dans l'économie industrielle, le pouvoir était dans les machines et dans l'efficience de l'organisation, maintenant il est dans les têtes des salariés. Le jour où un collaborateur performant n'est plus satisfait de son sort et qu'il prend la décision de démissionner, il part tout simplement avec une partie du capital. Dans une économie du savoir, le rapport de force s'inverse.
Dorénavant, cette dépendance de la technique et des hommes n'existe plus et la complexité est bien de savoir faire fonctionner ces trois rouages de manière à les synchroniser. Il n'échappe à personne que dans ce rééquilibrage c'est bien le capital humain qui devient surdéterminant. Il dispose du pouvoir de faire vivre ou non les structures et les outils mis à disposition.
L'entreprise 2.0 est une dynamique dans laquelle plus que jamais l'efficience du management influe sur la performance en sachant activer les 5 leviers de la réussite : l'affirmation de l'identité, la transversalité des structures, l'interactivité entre les acteurs, la contractualisation des engagements et l'innovation permanente dans les pratiques.

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