- Accroître la satisfaction du client en décloisonnant les entités afin de sortir de la seule logique métier ou territoire géographique
- Réduire les coûts par l'économie d'échelle que permet notamment la mutualisation des moyens et des compétences
- Lancer un nouveau projet ou produit en activant les acteurs autour d'une structure d'animation commune et pouvoir ainsi mieux capitaliser l'expérience.
La transversalité contribue à fluidifier l'organisation et la rendre capable d'accéder sur l'ensemble de la chaîne à des informations multiples et partagée. Elle apporte aussi de la souplesse dans la gestion des contacts et une plus grande réactivité dans l'appréhension des évolutions de l'environnement
Les interactions entre les acteurs sont plus nombreuses et elles ne dépendent plus de la fonction que du statut. En effet, les circuits courts (délégation) mis en place dans le management transversal pour être réactif privilégient les relations fonctionnelles aux relations hiérarchiques. Un collaborateur peut ainsi avoir des contacts avec des acteurs au sein ou hors de l'entreprise qui influent plus profondément l'exercice de son métier que son lien hiérarchique.
Lors de la mise en place d'une démarche transversale lors d'une réorganisation interne, il est essentiel de s'interroger sur les impacts d'un tel changement sur la pratique du pouvoir. Il n'est pas possible de faire l'impasse sur le qui fait et décide de quoi. Pourtant, c'est parfois avec un certain temps de retard que cette analyse est faite et cela provoque à l'arrivée une déperdition d'énergie bien précieuse ainsi que quelques conflits inutiles.

Bonjour,
La conviction qu’une entreprise efficiente intègre dans son organisation un fonctionnement transversal est déjà ancienne.
La pratique se heurte néanmoins aux nombreux freins, sociaux et culturels en particulier.
Dans l’exercice du Management, l’intérêt individuel peut prendre régulièrement le pas sur l’ambition et la réussite collective.
Le rôle du Manager est de nouer les relations d’un nouveau rapport entre la réussite individuelle et la réussite collective.
Dans un monde ou le travail est d’abord perçu comme un investissement du « moi », les tentatives de mise en avant du « nous » sont autant d’étapes à surmonter au sein du système - Entreprise - Management - Individus, lui-même fortement imbibé du milieu culturel dans lequel se déroule l’action.
Le Manager est-il convaincu que les avancées pour le plus grand nombre sont plus efficientes pour l’entreprise ? Je pense que oui.
L’individu est-il convaincu que ses apports qui permettent de donner du sens à l’action collective permettent de valoriser son investissement au sein du système ? La réponse immédiate est plus nuancée.
Les avancées sur le chemin de la transversalité doivent alors prendre en compte la dimension de la conduite du changement pour pouvoir aboutir.
Le Manager est dès lors le chef d’orchestre du changement souhaité, voulu, mis en œuvre.
Mais lui-même, est-il préparé à mener ce chantier ?
Rédigé par : Serge Fraillon | 04 mai 2010 à 10:31
nothing is impossible for a willing heart.
Rédigé par : coach stores | 15 novembre 2010 à 06:14
Bonjour,
Suite à la lecture de votre article suivi du commentaire de M Serge Fraillon ,je comprends que l’enjeu majeur pour optimiser la transversalité en organisation est d'agir sur l'Homme.Toute initiative pour s'y engager si elle n'est pas centrée sur l'homme est vouée à l’échec.
Je suis d'accord que la dimension de conduite de changement est importante.
Que peut-on faire dans un contexte ou le pouvoir individuel est encore trop marqué ?
Comment venir à bout de ceux qui considèrent qu'il ne doivent pas partager l'information sous peine de perdre leur pouvoir ,ou alors ceux qui croient qu'il sont les seuls à détenir la connaissance.
Rédigé par : Louis | 25 août 2011 à 18:39