L'approche générationnelle court actuellement deux dangers et l'effet de mode ne préserve pas de raccourcis qui dénaturent le propos.
Le premier risque est la généralisation. Ce terme ne doit rimer avec génération... et nous laissez croire qu'il suffit d'être né en 1980 pour avoir aujourd'hui le même comportement. Nos jeunes revendiquent leur singularité mais il y a, de fait, des marqueurs sociaux et économiques qui produisent à l'arrivée des modes de fonctionnement similaires.
Le second risque est la caricature. A trop vouloir prouver, il se trouve que l'on atteint souvent le résultat inverse. Les éléments du clivage poussés à l'extrême deviennent risibles et ce n'est pas à travers l'illustration des cas extrêmes que l'on va faire progresser le débat.
A ce titre, la sollicitation de la revue "Echanges" - la revue des dirigeants financiers - de nous demander d'écrire pour eux un article sur le management des Y est, pour nous, révèlateur de cette prise de conscience.

Cela permet de faire tomber les idées recues.
Non, la problématique de l'intégration des jeunes dans l'entreprise, ce n'est pas seulement l'affaire de quelques enfants gâtés oeuvrant dans le design, le marketing ou les nouvelles technologies. Les jeunes diplômés du secteur de la finance appartiennent à cette même histoire et ils ont, globalement, les mêmes besoins que les jeunes de la Grande Distribution ou ceux du bâtiment. Certes, la capacité à s'affirmer et à revendiquer leurs attentes se traduit d'une manière différente mais les enjeux pour l'entreprise restent identiques. A chaque fois, il s'agit de créer les conditions de la performance et de permettre à ces jeunes d'exprimer pleinement leurs talents.
Pour en savoir plus, je vous propose de découvrir l'article publié par la DFCG dans la revue "Echanges" Téléchargement Revue Echanges - article génération y - juillet 2009